Dimanche, 05.09.2010
Houplines
PDF Imprimer Envoyer
Région :
Département :
Code postal :
Population :
Superficie :
Altitude :

Nord / Pas-de-Calais
Nord (59)
59116
8027 habitants
1132 hectares
14 mètres
A 20km de l'agglomération lilloise

 
Economie Imprimer

Il n'est évidemment pas question de dresser une liste des entreprises installées à HOUPLINES.
Notre ambition en écrivant ces lignes est modeste : vous donner une vue d'ensemble de l'activité économique dans notre commune.
Pour simplifier, nous pouvons regrouper en trois secteurs :

- Le textile
Le tissage et la confection sont encore représentés à HOUPLINES par une petite dizaine d'entreprises.

- L'agro-alimentaire
Les exploitations agricoles sont encore nombreuses à HOUPLINES, champs et prairies occupent environ 80% de la superficie de notre commune.

Les autres activités 
- Commerce 
Vous trouverez sur HOUPLINES, deux supermarchés et de nombreux petits commerces de proximité.
- Artisanat 
Là encore, notre commune recèle en son sein nombre d'artisans sérieux, compétents et efficaces.
- Autres entreprises 
Regroupant essentiellement un garage de véhicules industriels, des sociétés de travaux publics et agricoles...
 

 
Historique de la ville d'Houplines Imprimer

Notre commune faisait autrefois partie de la FLANDRE WALLONNE et du diocèse de TOURNAI. En 1095, l'Evêque de cette ville donne l'Autel d'HOUPLINES à l'ABBAYE de SAINTE BARLE de REIMS. Elle y établira un prieuré qui subsistera jusqu'en 1789.

A la veille de la révolution, le territoire d'HOUPLINES relevait de deux seigneuries différentes. D'une part, la seigneurie d'HOUPLINES-MOLIMONT (le Bourg actuel). Elle est mentionnée dès le XIIIème siècle et dépend de la Salle de Lille. Elle sera le fief de la MAISON de MAISNIL, puis de celle de POUCQUES et de BOURS, passera à celle de MERODE et d'ISENGHIEN pour aboutir en 1789 à la Princesse d'ISENGHIEN, Comtesse de LAURAGUAIS. Les armoiries de la MAISON d'ISENGHIEN, de Sable au Chef d'Argent, seront adoptées par la ville d'HOUPLINES.

D'autre part, la seigneurie de Grand-Bar et Petit-Bar située au delà de la Lys et qui faisait partie de la Châtellerie de WARNETON. Après le rattachement d'HOUPLINES à la FRANCE en 1668, cette seigneurie restera terre d'empire (germanique) et ce jusqu'en 1769.

Au contraire d'ARMENTIERES qui dès le Moyen Age était une ville "franche" (elle avait reçu de son seigneur le droit de se gouverner seule), HOUPLINES "ville batice" ne jouissait pas de franchises et dépendait directement du seigneur qui y nommait les baillis et les échevins représentant son autorité.

Grâce à la Lys navigable, l'industrie s'est développée de bonne heure à HOUPLINES. En 1383, on dénombrait deux moulins à blé, l'un commun (c'est-à-dire accessible à tous), l'autre réservé aux marchands. Il y avait aussi un moulin à papier et un autre à huile. C'est autour d'eux que s'est groupée la première agglomération.

La draperie (travail de la laine) apparaît au XVIIème siècle lors de la transformation du moulin à papier en moulin à fouler le drap. Puis au XVIIIème siècle se développe, avec la filature et le tissage, le travail du lin et du coton. Vers 1750, on comptait à HOUPLINES 80 métiers pour le tissage des toiles communes et une blanchisserie qui pouvait traiter 80 pièces de toile par an.

En 1768 fut établie, en notre commune, une manufacture royale de fils de coton et de mousseline, mais elle ne put résister à la concurrence étrangère, en particulier à la concurrence anglaise favorisée par le traité commercial de 1786.

C'est au cours du XIXème siècle avec la révolution industrielle et les débuts du machinisme qu'HOUPLINES devient un centre textile important. L'industrie s'y développe concurremment à celle d'ARMENTIERES et vers 1900, HOUPLINES est considérée comme une ville populeuse et prospère. Le quartier de "la grande route" groupé autour des usines et de l'Eglise Saint Charles construite en 1883 est né de ce développement industriel.

La cité a été presque entièrement détruite lors de la Première Guerre Mondiale. Le front passait sur son territoire et le hameau de l'Epinette a été le théâtre de combats acharnés et répétés.

La population passa de 7550 en 1914 à 2662 en 1921. En souvenir de ces épreuves, les armoiries de la ville comportent la Croix de Guerre.

Après le terrible conflit, il a fallu reconstruire. La nouvelle Mairie a été bâtie en plein champ entre le Bourg (le centre historique) et la Route (le centre industriel). Quant à l'Eglise Sainte Anastasie, elle fut édifiée sur les fondations de l'ancienne Mairie, elle-même située à l'emplacement de ce qui fut au Moyen Age le Château Fort d'HOUPLINES.

La Commune, qui n'avait pas en 1940 recouvré son ancienne activité, a été de nouveau éprouvée par des bombardements aériens. 120 maisons ont été sinistrées dont une cinquantaine entièrement détruites.